Le beau défi de Marie-Josée

Marie-Josée ne m'a pas écrit pour me raconter son histoire.

Elle a publié un post sur notre page FB

Et je l'ai trouvée forte, courageuse et authentique.

Et j'avais envie d'en faire la MV inspirante de la semaine.

Je lui ai demandé l'autorisation.

Je crois qu'elle a été touchée.

Nous ne sommes pas nos parents, nous ne sommes pas nos frères et soeurs, nous ne sommes pas nos patrons et surtout nous ne sommes pas notre passé.

Nous sommes nous-mêmes et nous avons 86400 secondes dans une journée pour changer de trajectoire.

+++++++

Coucou, tout le monde, j'avais envie de partager ceci avec vous. Bon, c'est confirmé, je vais participer au défi 28 jours sans alcool, pour la fondation Jean Lapointe. Et en plus, ma conjointe le fait avec moi, youpi! En avez-vous entendu parler? (Cliquez ici pour le lien)

J'adore leur concept "pour qui le fais-tu".

Je vais le faire pour ma mère. Ma mère que je n'ai pas vue depuis 4 ans.

Ma mère qui est alcoolique toxicomane et bipolaire.

Ma mère qui a laissé l'alcool détruire sa vie.

Ma mère qui essaie de s'en sortir, mais ne sait pas de quelle façon.

Ma mère pour laquelle j'ai un profond amour, mais qui me fait mal et souffrir.

C'est affreux de voir une personne que tu aimes se détruire d'une telle façon. J'ai appris avec le temps que ce n'est pas moi qui réussirai à la guérir malgré tout ce que j'ai pu faire pour elle. Elle doit le faire elle-même et le lâcher-prise a été tellement difficile pour moi que ça cela a affecté mon couple, ma famille et ma santé.

Quand j'ai décidé de ne plus parler à ma mère, car elle consommait, j'ai dû faire un gros deuil qui a duré des années.

Pour gérer mes émotions, j'avais tendance à utiliser l'alcool pour me faire du bien, noyer ma douleur, comme le font les alcooliques. Pourtant, je m'étais dit que jamais je ne serais comme ma mère, pourtant, j'avais le même comportement qu'elle. Bref, cela a duré quelques mois, un jour où ma conjointe m’a dit qu'elle était inquiète pour moi. Il était 15h et j'avais déjà un gin-tonic à la main. Je lui ai avoué que parfois, je ressentais la soif, que j'avais hâte à 17h pour ouvrir la bouteille de vin, que je me trouvais des excuses pour boire. Elle m'a écouté, elle m'a consolé, elle m'a rassuré. Elle m'a dit que je n'étais pas comme ma mère et que je n'étais pas alcoolique...pas encore. J'étais consciente de mon problème et je voulais faire quelque chose pour le régler.

Elle avait raison. C'est exactement à ce moment que j'ai sorti mes DVD d'entrainement et que j'ai commencé ma remise en forme.

J'ai remplacé l'alcool par l'entrainement et durant quelque temps j'ai limité ma consommation d'alcool. J'utilise l'entrainement pour passer mes émotions qu'elles soient positives ou négatives, je pense sincèrement que l'entrainement m'a sauvé et m'a aidé à traverser les moments difficiles de ma vie. Je me suis fait la promesse envers moi-même, envers ma conjointe et envers mes enfants que je prendrais soin de moi toute ma vie, car je sais ce que c'est de perdre un être cher.

Le blogue du jour est ici